Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

J12 Résumé

Ukraine 0 - 1 Pologne (Stade Vélodrome, Marseille)

But : Blaszczykowski 54'

  • L​es Polonais étaient très attendus, après leur bon match face à l'Allemagne. Mais comme face à l'Irlande du Nord, ils s'imposent difficilement et ont même souffert face à leurs voisins et ex-co-organisateurs du dernier Euro. On retiendra que les hommes de Nawalka n'ont encaissé aucun but dans cette phase de poules, comme leurs autres voisins plus envahissants. On notera que Robert Lewandowski est resté une nouvelle fois muet, ratant notamment une énorme occasion en première période. Le coaching du sélectionneur a finalement été la clé, car Blaszczykowski (ne vous inquiétez pas, j'ai fait un copié-collé) est rentré à la pause et a délivré ses partenaires d'une frappe enroulée du gauche. Les Polonais sont qualifiés derrière l'Allemagne et retrouveront la Suisse en huitièmes de finale.

Irlande du Nord 0 - 1 Allemagne (Parc des Princes, Paris)

But: Gomez 29'

  • Honnêtement, on avait un petit peu peur pour l'un des petits poucets de la compétition face à l'ogre allemand, grand favori. Finalement, la tactique mise en place si chère à la Ligue 1 du "Je fais tout pour encaisser le moins de buts possible" a plutôt bien fonctionné, puisque les Nord-Irlandais ne se sont inclinés qu'une fois, sur un but de Mario Gomez à la suite d'une belle action en triangle, qui impliquait Ozil et Müller. Le gardien McGovern a été très bon, à la limite de l'héroïsme et on est en droit d'être suspicieux quant aux activités de sa compagne au moment même de ce match, au vu des deux montants trouvés par Thomas Müller en première période. Les Allemands ont enfin régalé dans le jeu et le flair de Joachim Löw, qui n'a visiblement pas été altéré par son geste mémorable face à l'Ukraine, n'y est pas étranger. Le champion du monde a enfin retrouvé ses esprits en mettant fin à ses écarts guardiolesques, titularisant enfin un vrai n°9, en éjectant un Draxler décevant et en alignant Kimmich sur le côté droit de la défense en lieu et place d'Höwedes. Le score aurait pu ainsi être plus lourd, et on notera donc que la force de frappe allemande n'a pas été, pour une fois, au rendez-vous de l'histoire...

République Tchèque 0 - 2 Turquie (Stade Bollaert-Delelis, Lens)

Buts: B. Yilmaz 10', Tufan 65'

  • ​18 ans jour pour jour après l'agression sauvage d'un gendarme dans une rue voisine du stade de Lens lors de la Coupe du Monde 1998, on retrouve une équipe turque (très) à la peine dans ce groupe D et une équipe tchèque surprenante, après son match nul face à la Croatie. 90 minutes plus tard, les partenaires de Petr Cech sont éjectés de la compétition à la suite de leur plus mauvais match, trop imprécis dans leurs derniers gestes, et la sélection ottomane, chère à notre CJP national, se prend à rêver de faire partie des meilleurs troisièmes. Merci l'Euro à 24.

Croatie 2 - 1 Espagne (Stade Matmut Atlantique, Bordeaux)

​Kalinic 45', Perisic 87' - Morata 7'

  • ​Le match pour lequel j'ai pris le plus de plaisir à regarder, et à résumer. D'un côté, un Vicente del Bosque fidèle à son équipe-type mais au coaching surprenant, de l'autre, un Ante Cacic audacieux et aux choix de départ plus qu'étonnants. On a donc craint que les Croates, qui devaient au moins arracher le nul ou alors ne pas espérer une victoire tchèque dans l'autre match, restent dans la compétition tout en rentrant de Bordeaux avec une valise. Et le scénario du début du match n'a fait qu'accentuer cette impression, l'ex-futur joueur du Real Alvaro Morata poussant le ballon au fond des buts vides. Rakitic aurait pu marquer l'un des buts de cet Euro, mais la chance espagnole est une nouvelle fois au rendez-vous. Mais peu à peu, l'Espagne se met à ronronner, bercée par les "​Olés​" insupportables de leur public. Les Ibériques n'ont pas une main mise sur le match et ne se créent plus vraiment d'occasions, et les partenaires de Luka Modric, dont l'absence ne s'est finalement pas tant fait sentir que cela, égalisent grâce à un Kalinic très inspiré, qui a déjà marqué plus de buts et d'esprits que Mandzukic lors des deux premières rencontres. En deuxième mi-temps, le coaching du sélectionneur aux allures d'un partisan franquiste est des plus étonnants, sortant deux joueurs offensifs dont le meilleur buteur de l'équipe dans la compétition, et en faisant rentrer un milieu plutôt défensif en la personne de Bruno Soriano. Alors, moquerie ou peur de l'adversaire ? Toujours est-il que l'arbitre de la rencontre et ses acolytes se sont très certainement offert le droit de partir en vacances plus tôt que prévu, refusant d'accorder un pénalty pourtant évident aux Croates et peu après, en en sifflant un en faveur des bouffeurs de tortillas. La suite on la connaît, le gardien monégasque Subasic rétablissant la justice dans ce pays, après que Sergio Ramos eut pris l'initiative, en bon capitaine, de tirer. Ayant regardé le match chez mon collègue de la rédaction Flo, nous avons joui presque au sens littéral du terme lorsque Perisic marque en toute fin de match et trompe un De Gea aux fraises. La Croatie crée la sensation et se qualifie en tête de son groupe. La Roja quant à elle devra trouver les solutions pour faire sauter le verrou italien en huitièmes de finale. Et là, on se rappelle des supporters espagnols en première mi-temps. Olé.

Cam

Partager cet article

Repost 0