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L'OL peut-il concurrencer le PSG ?

13 h 30, petit brainstorming entre les membres de la rédaction pour savoir qui traitera de quel sujet. En qualité de supporter lyonnais, mais en toute objectivité, on m'a demandé de réfléchir sur l'existence ou non d'une concurrence entre le roi de la Ligue 1 et son dauphin depuis deux saisons. Déjà, la question aurait fait rire tout le monde l'année dernière ainsi que l'année d'avant. Alors imaginez maintenant, quand on voit la manière avec laquelle le PSG fut titré au mois de mai, et surtout au lendemain d'une défaite des Gones sur les terres de Patrick Chirac ! Mais un élément est venu bouleverser mon intense et profonde réflexion sur le sujet: la victoire de l'AS Monaco ce soir face aux joueurs de la capitale. Autant dire que la prestation de ces derniers m'a donné du grain à moudre pour l'article (normal me direz-vous quand on a Meunier dans l'équipe...). J'aurais pu ainsi changer le titre de l'article et parler d'une éventuelle concurrence de la Principauté, qui se trouve être plutôt séduisante depuis le début du mois. Mais je m'éloigne; revenons à ma dissertation qui s'organisera en trois parties classiques: thèse, antithèse, synthèse (pour les non-littéraires, traduisez par non, oui, peut-être).

Mon intime conviction: le PSG est trop fort sur le papier, Lyon ne l'est pas assez mentalement.

Qualitativement et quantitativement, ne nous cachons pas, le Paris-Saint-Germain dispose quand même du plus bel effectif du championnat. On ne reviendra pas là-dessus, quand on a Thiago Silva, Marco Verratti ou autre Angel Di Maria pour ne citer qu'eux, on sait qu'on peut y compter dessus pour faire la différence à tout moment défensivement, dans le jeu, ou offensivement. N'oublions pas que les joueurs alignés ce soir étaient tous présents la saison dernière lorsque l'équipe de Laurent Blanc a écrasé le championnat dès les premières journées.

D'un autre côté, quand on voit que Lyon est capable d'aller perdre à Dijon en encaissant quatre buts, on craint pour la suite de la saison autant en championnat qu'en Ligue des Champions. C'est d'ailleurs un scénario de déjà-vu; les Lyonnais avaient plutôt bien commencé la saison dernière, jusqu'à la blessure de Nabil Fékir, et de là les galères se sont enchaînées. Hier et aujourd'hui, en plus de la défaite, on a appris les blessures de Lacazette et de... Fékir, deux joueurs majeurs. Quand on sait que l'effectif lyonnais depuis quelques années est souvent touché par les forfaits, on peut ne pas nourrir énormément d'espoirs.

De plus, sur le terrain, le PSG a l'ascendant sur l'Olympique Lyonnais. Cinq confrontations la saison dernière, quatre victoires à une. Et le plus souvent des claques, comme celle infligée au début du mois en Autriche lors du Trophée des Champions. Les hommes de Bruno Genesio sont ainsi capables de craquer complètement.

Le cri du coeur du supporter: Paris montre aussi des signes de faiblesse, Lyon dispose d'une force de frappe.

Pas flamboyants contre le FC Metz, les Parisiens se sont littéralement écroulés ce soir. On peut leur trouver une excuse à la rigueur, l'absence de Thiago Silva, habituel patron de la défense. Et encore. On savait que David Luiz n'était pas le joueur le plus fiable de l'effectif, mais quand même, il se devait de tenir la baraque. Raté, pour celui qui a offert un pénalty indiscutable aux joueurs de la principauté. Il a même été sorti par son coach en seconde période, c'est dire. D'autres cadres de l'équipe se sont montrés inquiétants. Marco Verratti a été méconnaissable, perdant des ballons de manière inhabituelle, même s'il est à l'origine du seul but parisien. De manière générale, le milieu a été bien à la peine, après seulement trois journées, Thiago Motta ne cessant de montrer qu'il est en fin de cycle. Même Angel Di Maria a été transparent, comme Lucas, mais ça c'est plus habituel. Toute l'équipe a cruellement manqué d'engagement face à de valeureux et réalistes monégasques, que ce soit dans les duels au milieu, en défense ou même devant le but (cf le raté de Kurzawa devant le but vide). Cette rencontre nous questionne donc: est-ce un retard à l'allumage ? Une préparation trop intense ? Toujours est-il que si les Parisiens montrent ces signes de faiblesse aussi tôt dans la saison, ils peuvent craindre le pire par la suite.

Par ailleurs, le club de la capitale a perdu son tueur, Zlatan, qui pouvait les relancer dans une rencontre serrée, voire même dérouler. Et a tout misé sur Edinson Cavani, l'éternel joueur sujet à débat. Oui, il marque, comme ce soir. Mais l'Uruguayen étonne parfois par sa nonchalance, étant donné son statut de buteur réputé, et par sa maladresse, surtout dans les matchs importants. Et ça, ça risque d'avoir évidemment son importance.

Un autre point qui peut peser dans la balance, c'est la gestion de l'effectif parisien par le coach Unai Emery. La composition du jour pouvait paraître surprenante pour un match d'une telle importance (Kimpembe plutôt que Marquinhos, Rabiot plutôt que Matuidi), mais le coaching le fut encore plus. Alors que Paris est mené, le technicien espagnol fait sortir un défenseur pour un autre, puis un milieu pour un autre. Bizarre, quand on sait que ce fut un casse-tête permanent pour son prédécesseur, afin d'alterner efficacement championnat et Ligue des Champions.

D'autre part, l'Olympique Lyonnais dispose d'atouts non négligeables. L'effectif reste quasiment inchangé, hormis Nicolas Nkoulou qui remplace Samuel Umtiti en défense. Bruno Genesio a réussi à conserver ses tauliers, que sont Alexandre Lacazette ou encore Corentin Tolisso et Maxime Gonalons au milieu de terrain. Les joueurs se connaissent bien et lorsqu'ils sont dans un bon jour, ils peuvent faire des étincelles; rappelons-nous la victoire obtenue en février face au PSG justement. Les Lyonnais ont déjà inscrits sept buts cette saison; offensivement ils disposent de joueurs techniques et rapides, qui peuvent par exemple fortement perturber un milieu à bout de souffle: Alexandre Lacazette, déjà auteur de six buts (même s'il s'est blessé), Nabil Fékir et Maxwel Cornet qui demandent à confirmer et Mathieu Valbuena qui semble reprendre confiance.

Et puis d'une manière comptable, au soir où je rédige cet article, Lyon et Paris totalisent le même nombre de points...

Les inconnues de l'équation.

Le parcours des Lyonnais et des Parisiens en coupe d'Europe sera déterminant. Plus Paris ira loin, plus la problématique de la gestion de l'effectif sera importante évidemment. On sait qu'Unai Emery a été engagé pour remporter la Ligue des Champions. C'est donc une opportunité à saisir pour les concurrents au titre national. D'un autre côté, Lyon sera également confronté à cela. Mais je ne m'avance pas sur leur capacité à sortir des groupes, jurisprudence La Gantoise. Reste à savoir si cette année ils vont opter pour la même tactique, qui leur permettrait de se concentrer uniquement sur la Ligue 1...

Côté lyonnais, plus que côté parisien, on sera attentifs aux blessures. Bruno Genesio ne dispose pas d'une grande profondeur de banc, et lorsqu'on voit comment l'équipe réagit lorsqu'elle perd son leader d'attaque...Attention à l'hyper dépendance à un joueur en particulier !

Cam

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